Du Renault chez Mercedes, du Ford chez Jaguar... ou la désillusion sous le capot

Démarré par Turbox50, 12 Septembre, 2017, 16:32:12 PM

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Turbox50

Source : Ouest France
Sous les capots de certaines Mercedes, des moteurs Renault.

Le Salon de l'auto de Francfort vient d'ouvrir ses portes. S'il est vrai que le moteur est l'âme d'une voiture, certaines en abritent un qui n'est pas la leur. Avec des croisements parfois surprenants.

À la suite des accords passés avec Renault en 2010, de petits diesels de la marque au losange se sont glissés sous le capot des Mercedes Classe A, Classe B et, plus récemment, des Classe C. Ces moteurs (des 1.5 et 1.6 dCi) sont répandus sur toute la gamme Renault. Ils sont très performants. Et surtout 30 % moins chers à produire que les Mercedes.

Les vendeurs de la marque allemande passent pudiquement sous silence ce petit tour de passe-passe. Et, la célèbre étoile à trois branches ayant remplacé le losange sur les caches-moteur, certains clients ne sauront jamais qu'ils roulent Renault, et pas vraiment Mercedes...

La chose est sans gravité, car les prestations mécaniques, et la voiture dans son ensemble, sont, au final, très satisfaisantes. Et la pratique n'est pas nouvelle : un banal moteur Ford a équipé des Saab et le coupé sportif Matra 530 dans les années 1960-1970.

Aujourd'hui, par le biais des alliances industrielles, ces croisements sont de plus en plus fréquents. Ainsi, vous trouvez depuis treize ans des diesels Fiat chez Suzuki et Opel ; des moteurs Ford chez Jaguar et Land Rover ; des diesel Peugeot-Citroën jusqu'en 2014 chez Mazda et jusqu'à l'an dernier chez Volvo. Quant aux mécaniques Alfa Romeo, toutes proviennent de chez Fiat.

Maserati, Bentley...

Même les voitures les plus emblématiques s'échangent leurs moteurs : pendant près de quinze ans, les V8 Maserati étaient en fait des... Ferrari ; les Bentley roulent avec des blocs Volkswagen et les Rolls-Royce des V12 de chez BMW.

Lorsque le fabricant du moteur est un constructeur à forte image, le message passe aisément : Toyota ne rechigne pas à dire que ses diesels 4 cylindres les plus performants proviennent désormais de BMW ; et Infiniti, département « haut de gamme » de Nissan, affiche fièrement ses diesels d'origine Mercedes. Mais, lorsque le fournisseur mécanique est d'une origine plus modeste, le message passe à la trappe.

Et puis, il y a aussi des « clones » : des autos identiques en tous points, sauf le logo. Là aussi, les marques sont très discrètes. Les Twingo actuelles sont identiques aux Smart Forfour de Daimler ; les Citroën C4 Aircross et Peugeot 4008 au Mitsubishi ASX ; le coupé Toyota GT 86 au Subaru BRZ. Là, ce n'est plus seulement le moteur, c'est toute la voiture qui est commune aux deux marques.

Babas89

On me dit dans l'oreillette qu'il y a du Toyota chez Lotus et du Mini chez PGO  :fum:


:jesors:

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