Auteur Sujet: Départ, démission : remous à la tête de Renault  (Lu 102 fois)

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Départ, démission : remous à la tête de Renault
« le: 12 février, 2018, 14:44:29 »


Les changements à la tête de Renault seront annoncés cette semaine. Ils créent des remous, avec ces derniers jours plusieurs départs dans les hauts dirigeants.

À la fin de cette semaine aura lieu chez Renault un conseil d'administration très important. Il doit officialiser une réforme de la direction du groupe, le mandat de PDG de Carlos Ghosn arrivant à échéance.

La stratégie n'est pas encore connue. Le mois dernier, face aux députés, Carlos Ghosn confirmait sa volonté de ne plus multiplier les fonctions. Il y a un an, il prenait déjà un peu de recul chez Nissan, ne restant plus que président du conseil d'administration. On s'attendait à retrouver une telle configuration chez Renault, avec une séparation des rôles de Président et Directeur Général. Mais le Figaro révélait il y a quelques jours que Ghosn resterait PDG et nommerait un numéro 2, qui prendrait ensuite la relève le temps d'une transition.

Si le scénario retenu n'est pas encore officialisé, une chose est certaine : les changements à venir provoquent des remous en interne. La semaine dernière, l'allemand Stefan Mueller claquait la porte. Celui qui était directeur délégué à la performance était pressenti pour prendre du grade, en compétition avec Thierry Bolloré, actuellement directeur délégué à la compétitivité de Renault. Par ailleurs, ce week-end, les Échos ont révélé que Thierry Desmarest, administrateur indépendant de Renault, a quitté ses fonctions. Son entourage précise que celui-ci avait toutefois prévu de le faire. Du côté de Stefan Mueller, des "raisons personnelles" sont évoquées.

De quoi dédramatiser ? Pas sûr. Les Échos indiquent que plusieurs administrateurs auraient critiqué l'opacité sur les évolutions managériales. Pendant ce temps, l'État, qui détient 15 % de Renault, ferait pression pour que le poste de numéro 2 revienne à un Français, ce qui donc condamnait l'avenir de Stefan Mueller. Il faut ajouter à cela la perspective de la succession de Ghosn à la tête de l'Alliance. Le prochain homme en puissance chez Renault sera bien placé pour prendre les rênes de l'ensemble Renault-Nissan-Mitsubishi. Et là aussi, l'État compte bien voir un Français être aux commandes d'une Alliance qui revendique la place de numéro 1 mondial. Forcément, les Japonais ne l'entendent pas de cette oreille, d'autant que c'est Nissan qui représente le plus de ventes.

Ce petit remue-ménage fait en tout cas les affaires de Thierry Bolloré, pour qui la voie est dégagée. Mais aura-t-il les bras libres si Ghosn repart pour un mandat de PDG de quatre ans ? Les dernières fois que des postes de numéro 2 ont été mis en place, cela s'est mal terminé. En 2011, Patrick Pelata sautait, victime du fiasco de l'affaire d'espionnage (sur la technologie électrique) qui avait secoué le Losange. En 2013, Carlos Tavares claquait la porte, conscient que Ghosn ne laisserait pas de sitôt sa place de numéro 1. Il a eu le nez creux, car c'est ce qui se passe. Il a été rapidement nommé patron de PSA, qu'il a brillamment relancé.

source caradisiac

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Re : Départ, démission : remous à la tête de Renault
« Réponse #1 le: 12 février, 2018, 14:47:54 »
Renault : le successeur de Ghosn déjà connu ?
Un potentiel successeur de Carlos Ghosn chez Renault quitterait le groupe, réduisant le nombre de candidats.
Des sources proches du groupe Renault auraient annoncé à l'agence Reuters le départ de Stefan Mueller, directeur délégué à la performance de la firme au losange depuis 2016. Ce mouvement interviendrait alors que la succession de Carlos Ghosn à la tête de Renault se prépare.

Si Mueller quittait son poste, l'actuel directeur délégué à la compétitivité Thierry Bolloré aurait le champ libre pour accéder au poste de directeur général délégué et successeur potentiel de Ghosn.

Chaises musicales
Selon de précédentes rumeurs, le poste de l'actuel PDG pourrait cependant être scindé en deux, Ghosn restant président pour laisser la fonction de directeur général à un numéro deux. Par ailleurs, Thierry Desmarest, administrateur indépendant chez Renault, viendrait de démissionner. Des annonces importantes pourraient être faites avec celle des résultats financiers de 2017 le 16 février prochain.

source autoplus

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Re : Départ, démission : remous à la tête de Renault
« Réponse #2 le: 13 février, 2018, 15:06:29 »
Direction de Renault : l'Etat favorable à Bolloré



L'Etat verrait d'un bon œil la nomination de Thierry Bolloré comme numéro deux et possible futur PDG chez Renault.
Chez Renault, le départ (pas encore officialisé) de Stefan Mueller de son poste de directeur délégué à la performance laisse le champ libre au directeur délégué à la compétitivité Thierry Bolloré (photo) pour être nommé numéro deux du groupe incessamment sous peu. Cela positionnerait Bolloré comme favori pour succéder au PDG Carlos Ghosn qui pourrait d'abord entamer un dernier mandat de quatre ans au terme de l'assemblée générale du 15 juin prochain.

L'Etat, qui détient 15% du capital de Renault, serait favorable à la nomination de Bolloré, notamment du fait que ce dernier est français et que cela permettrait à la firme au losange de conserver son identité au sein de l'Alliance Renault Nissan. Ghosn a récemment laissé la direction générale de Nissan au Japonais Hiroto Saikawa pour prendre les rênes de Mitsubishi qui vient d'être intégré à l'Alliance. Mais la France voudrait d'autres garanties allant dans ce sens.

Les demandes de l'Etat
"Pour nous, l'Etat, deux demandes: qu'il (Ghosn, NDLR) désigne quelqu'un pour éventuellement succéder dans un processus progressif. Il semble avoir fait le choix de Mr Bolloré (...) l'Etat verrait ça plutôt d'un bon œil", aurait indiqué une source gouvernementale, ajoutant que l'Etat souhaitait aussi "qu'il y ait une feuille de route pour consolider l'Alliance Renault-Nissan" dont la structure serait "beaucoup basée sur le personnage de Carlos Ghosn".

Selon certaines sources, ce sont les procédés de sélection de Renault pour le poste de numéro deux, privilégiant largement les candidatures internes, qui aurait poussé Stefan Mueller mais aussi l'administrateur Thierry Desmarest à partir.

source autoplus